

En 1975, le peuple khmer a été victime d'un génocide : deux millions de personnes ont été assassinées par le régime des Khmers Rouges. Les gens, dont la culture a été marquée par cette guerre, sont en quête aujourd'hui, d'une identité nouvelle. Dans ce pays classé parmi les plus pauvres, tout est à reconstruire.
Pendant les années du régime de Pol Pot et de l'occupation vietnamienne qui a suivi (1975-1990), la totalité des religieuses, prêtres et évêques khmers ont été tués ou chassés. Pendant toutes ces années, les chrétiens du Cambodge ont vécu leur foi clandestinement. Ils sont restés fidèles à la pratique de la prière, de la solidarité et de l'évangélisation. C'est pourquoi Mgr Yves Ramousse, l' évêque de Phnom Penh qui nous a accueillis en 1995, nous a demandé de ne pas nous substituer aux croyants cambodgiens, mais de les appuyer et consolider ce qui a été maintenu avec tant de courage par eux.
L'Église catholique compte 25 000 membres, dont 7 000 sont khmères et 18 000 sont des familles d'origine vietnamienne vivant au Cambodge. Cette Église qui se relève lentement, cherche à s'affirmer comme Église de culture khmère. Des lieux de culte ont été reconstruits, les paroisses reprennent vie avec la formation de nouvelles communautés chrétiennes, l'enseignement de la catéchèse, la formation d'aspirants à la foi chrétienne. L'Église s'implique aussi dans des projets sociaux : maisons d'accueil en ville pour permettre à des jeunes venus de la campagne de poursuivre leurs études, banques de riz, coopératives de crédit, cours de couture, creusage de puits, achat de boeufs de labours, service aux malades, aux handicapés, aux étudiants, etc.
Depuis 1995, notre équipe internationale formée de prêtres et de laïques contribue modestement à la reconstruction du pays et de l'Église. Cette équipe est composée de deux p.m.é. : Robert Piché et Denis Carrier, et de cinq laïques : Beatriz Millena, sage-femme, Maria Teresa Dalisay, infirmière, et Reynaldo Diez, technicien agricole, tous trois originaires des Philippines, Marie-Laure Joly, enseignante, et son époux René Ayala, anthropologue de Bolivie.
Ambong, Jean
Ayala, René
Carrier, Denis
Granados, Miguel
Joly, Marie-Laure
Millena, Beatriz
Piché, Robert